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Écologie : décryptez vos émotions pour passer à l’action


L’écologie nous inquiète. Lorsqu’on est confronté à notre avenir en tant qu’humains sur la planète Terre, on se sent facilement envahi par des sentiments très désagréables : peur, culpabilité, sentiment d’incompétence, sentiment d’impuissance sont souvent au rendez-vous… Si c’est votre cas, c’est que vous êtes un être humain normalement constitué ! Ces émotions nous bloquent plutôt que de nous pousser à l’action. Pour chacune d’elle, nous allons tenter un décryptage de son fonctionnement et nous en chercherons l’antidote. La peur La peur est l’émotion qui nous permet d’échapper aux dangers pour survivre. Or en matière d’écologie, les scientifiques nous expliquent que nous mettons notre propre vie en danger par nos simples choix quotidiens : je démarre ma voiture le matin pour partir au boulot, hop, je suis en train d’envoyer dans l’air des particules fines qui vont conduire des milliers de personnes à la mort. Ma consommation d’énergie pour me chauffer, me déplacer, produire les objets (f) utiles que j’utilise… provoque le réchauffement climatique qui entraine des tempêtes, des sécheresses, des famines… La ville où j’habite ne cesse de s’étendre et empiète sur la nature réduisant les espaces vitaux qui hébergent des espèces fragiles, nécessaires aux équilibres naturels. Bref, il s’agit bien d’une menace très grave qui a de quoi nous faire peur ! L’antidote : sortir de la peur. La peur est un excellent moteur pour réagir en cas de danger imminent, mais si elle est diffuse et continue, elle devient une anxiété chronique source de stress et très nocive pour nos organismes. La première des choses à faire est donc de faire baisser notre niveau d’inquiétude au sujet des grands défis écologiques et de centrer notre attention sur le présent et sur les bonnes nouvelles que nous pouvons choisir de valoriser dans ce domaine. Je me réjouis par exemple que depuis une dizaine d’année, l’achat d’occasion via des plateformes comme « Le bon coin » soit devenu une habitude très largement partagée des français. Nos peurs trouvent en général leurs sources dans une des peurs existentielles fondamentales : peur de la mort, peur d’être abandonné, peur de ne pas être à la hauteur. Par exemple, nous avons tous appris à l’école que nous émettons du CO2 simplement en respirant. Puis, on nous explique depuis quelques années que le CO2 est un des principaux gaz responsable de l’effet de serre et cause du réchauffement climatique. Certaines personnes ont alors développé cette peur largement inconsciente : « On me demande de ne plus respirer, donc de ne plus vivre ! » et cela réactive leur peur de la mort et s’accompagne bien logiquement d’un rejet en bloc de toute cette histoire de réchauffement ! Naturellement, chaque molécule de CO2 que nous rejetons provient d’une matière organique animale ou végétale que nous avons mangé, et qui a elle-même été « captée » dans l’atmosphère par la photosynthèse. J’ai donc une bonne nouvelle pour vous : vous êtes biologiquement neutre en carbone ! La culpabilité. Il ne vous a pas échappé que de tous ces malheurs qui pourraient s’abattre sur nous, nous sommes à la fois victime potentielle et largement responsable. C’est moi qui consomme trop d’eau, qui produit trop de déchets, qui mange trop de viande… Bref, j’ai de quoi me sentir coupable à chaque instant de ma vie quotidienne car je contribue à mettre en danger l’humanité tout entière ! L’antidote : 100% responsabilité - 0% Culpabilité La plupart de nos choix de vie sont soumis à d’énormes contraintes soit économiques (nous avons besoin de travailler pour vivre), soit culturelle (on ne mange pas des insectes), soit structurelle (il y a une route qui passe devant ma maison et pas de gare à proximité), alors nous faisons tous des choix judicieux dans ce système de contraintes. Il est donc absolument inutile et même dangereux de se sentir coupable pour cela ! Respirez donc profondément et assumez vos responsabilités en agissant sur ce qui dépend vraiment de vous, et en vous détendant sur tout le reste. Vous vivrez mieux et serez plus disponible pour agir dans le domaine qui vous convient. Bien sûr, certains choix collectifs sont à réorienter, c’est une évidence, nous verrons plus loin comment agir - aussi - à ce niveau-là. Le sentiment d’incompétence. Lorsque j’ai réduit la peur et déjoué ma culpabilité alors avec toute ma bonne volonté de citoyen conscient et responsable (si, si, ça m’arrive…) je m’intéresse aux problèmes et j’essaie de comprendre… Et c’est là que ça se gâte : chiffres, graphiques, études, contre-études, les sujets comme le réchauffement climatique ou la protection de la biodiversité dépassent ma capacité à saisir un problème complexe par mes sens : je dois faire de gros efforts d’abstraction et je me retrouve face à des polémiques et des controverses scientifiques qui font plutôt diminuer ma confiance en la science et en moi-même et augmenter mon sentiment d’incompétence… Prenons l’exemple du climat : le temps qu’il fait, la météo, je connais. Il pleut, il fait beau, il neige, il fait froid… C’est perceptible par mes sens. Le climat d’une région, c’est déjà une abstraction : la moyenne des précipitations sur une année, des courbes de températures dans cette région au cours du temps, etc. Mais le climat de la planète, comment puis-je me le représenter ? La température moyenne, c’est une moyenne de moyennes : la moyenne en différents points du globe, des moyennes annuelle de la température en chacun de ces points. Vous suivez toujours ? Et là arrive le coup de grâce : on me dit que cette moyenne va augmenter de plus de deux degrés, peut-être de 4 ou de 6 degrés et que cela va être une catastrophe ! Mais mon corps, lui, peut encaisser sans sourciller des écarts de température de 20 à 30 degrés, et parfois même plus, au cours d’une seule journée. Il n’est pas équipé pour réagir aux moyennes… et mon esprit ne parvient pas à se convaincre que 4 degrés de plus seraient une catastrophe… Entre nous, je serai même plutôt content d’avoir 4 degrés de plus (en hiver) affichés sur mon thermomètre extérieur - je ferais des économies de chauffage… Au final, nous ne sommes pas équipés sensoriellement et émotionnellement pour percevoir l’ampleur des changements et leur gravité, nous devons passer par nos capacités d’abstraction et réunir des avis d’experts… Bref, sauf pour les très motivés, nous risquons fort de nous sentir incompétents, pas à la hauteur, dépassés… L’antidote : vous en savez bien assez pour agir ! « On n’en sait jamais assez », « Il faut réfléchir avant d’agir », « bien comprendre avant de faire des choix », etc. Nous sommes très imprégnés de cette vision linéaire et très mécaniste de la prise de décision. Eh bien j’ai envie de vous dire qu’un autre chemin est possible. Il est même nécessaire et urgent d’expérimenter de nouvelles manières d’agir, plus expérimentales, basées sur une suite d’essais et d’ajustements et que l’on apprend aussi en faisant. Bien-sur la connaissance est utile et les experts nécessaires. Mais j’ai souvent remarqué que les demandes d’approfondissement sur un sujet… sont souvent un magnifique alibi pour ne pas agir. Sans comprendre tous les mécanismes dans le détail, on sait aujourd’hui qu’avec moins de CO2 dans l’atmosphère le climat se porterait mieux. Avec moins de plastique dans l’océan, les poissons vivraient mieux et nous aussi. Avec moins de déforestation et de consommation de ressources, de grands équilibres pourraient être rétablis. Alors attaquons les vrais sujets, consacrons nos énergies aux belles idées qui émergent de partout pour construire une société plus humaine et plus écologique, et laissons travailler les scientifiques qui nous apporterons les connaissances utiles en chemin. Le sentiment d’impuissance Face à des informations difficiles à percevoir et à comprendre, avec le mélange des trois états émotionnels vu ci-dessus : la peur, la culpabilité et l’impression d’être incompétent-e-s, nous sommes alors devant la grande question : Qu’est-ce que je peux faire ? Et devant le faible impact de nos efforts, sachant que l’on fait déjà ce qui était le plus facile (trier les déchets, imprimer recto-verso, etc.) grandit alors en nous le terrible sentiment d’impuissance. Et cette impuissance individuelle entraîne avec elle de nouvelles vagues de culpabilité, de peurs, et d’incompréhension. L’antidote : ensemble, on va plus loin ! Pour réussir la transition écologique, deux voies ont été explorées jusqu’ici. La première passe par le haut et essaie de produire des lois et des règles qui permettront de réguler les logiques d’exploitation, de destruction des milieux et de pollution. Ces questions doivent se faire une place dans l’agenda politique, susciter des débats et devraient déboucher sur des réglementations écologiques et sociales adaptées et appliquées. C’est un processus qui fonctionne… mais qui avance très lentement car les différents lobbys œuvrent pour ralentir les choses et que les administrations qui produisent les textes et les font appliquer manquent de réactivité et de moyens pour remplir cette noble mission. La seconde méthode employée s’applique au niveau individuel : celui du consommateur. On a demandé à chacun de devenir responsable, consomm’acteur : de limiter sa consommation et de pratiquer la sobriété volontaire, d’investir pour isoler sa maison, de consommer plus de produits bios et de saison, etc. Et on a saturé le consommateur avec tous ces messages venant parfois d’entreprises ou de d'organismes eux-mêmes loin d’être exemplaires. Cela a fini par lasser les citoyens consommateurs qui se sentaient culpabilisés par ces messages. La troisième voix, celle qui émerge fortement depuis 3 ans maintenant, s’incarne à une échelle intermédiaire. Entre l'État qui fixe les règles et l'individu qui consomme, il y a un monde et une infinité de possibilités : ce sont des collectifs citoyens qui s’organisent pour reprendre en main l’habitat, l’agriculture ou la distribution alimentaire. Ce sont des collectivités qui se lancent dans des projets ambitieux en matière, de déchets, d'eau ou d’énergie. Et ces réseaux citoyens, connectés à des collectivités locales visionnaires sont en train de changer le monde. C’est le village d’Ungersheim, ce sont les citoyens conscients des incroyables comestibles, des disco-soupe, des Amap, des Colibris ou d’Alternatiba. Et ces groupes d’habitants qui réinventent leurs territoires et leurs façons de vivre sont plus forts ensemble, contre la peur, la culpabilité, ils gagnent en compétence et réalisent de grand changements ! La transition écologique passera par eux. Olivier Perrin (1) - Contre nos peurs, changeons d'intelligence ! Jacques Séguéla et Christophe Haag (2) - Ce village d’Alsace est le « héros » du film de Marie-Monique Robin : « Qu’est-ce qu’on attend ? »

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